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	<title>Sentir l'énergie</title>
	<link>http://www.qi-gong-aix.fr</link>
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	<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 12:05:42 GMT</pubDate>
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		<title>Que dois-je ressentir ?</title>
		
		<pubDate>Sat, 13 Jun 2009 12:05:42 GMT</pubDate>
		<dc:creator>dune !</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Bonjour,</p><p>Quand cette question m&#39;est posée, je me dis toujours : </p><p><strong>que croit-on voir quand on voit ?</strong></p><p>La recherche sur la vision montre que les informations captées par nos yeux ne peuvent représenter qu&#39;une toute petite partie de l&#39;image que nous nous faisons dans nos têtes.</p><p>La plus grosse partie, probablement plus de 90%, de ce que je vois quand je crois voir par mes yeux est une construction de la réalité réalisée par mon cerveau. Du virtuel !</p><p>Si nous n&#39;avions jamais eu des yeux et qu&#39;une bonne fée passant au-dessus de nos berceaux, d’un coup de baguette magique, nous en donnait une paire, il nous serait très difficile de pouvoir nous en servir efficacement : de voir.</p><p><strong>Il en est du processus de voir et de regarder, comme du processus de marcher ou d&#39;attraper quelque chose. </strong></p><p><strong>Pour marcher efficacement</strong>, il m&#39;aura fallu des années de marche à quatre pattes, de chutes, des mains bienveillantes de parents pour m’aider, m’accrocher et prendre confiance, les encouragements de ce qui m’ont entouré. </p><p>Rembrandt et Mohamed Ali auraient dit :  &quot;Celui qui gagne est celui qui se relève une fois de plus.&quot; Ou peut être &quot;Celui qui gagne est celui qui se relève une fois de plus que les autres&quot;</p><p>Je pense moi, qu’il faut en plus, le modèle, l’aide, le soutien, la compréhension, l’affection de ceux qui m’ont entouré à ce moment là.</p><p><strong>Pour attraper quelque chose, </strong>il nous aura fallu de nombreuses tentatives de tâtonnements maladroits, de ratés (essaye encore une fois !), d&#39;adaptations successives à coup d&#39;essais-erreurs... </p><p>Pour arriver en fin à &quot;OUAIIII ! je l&#39;ai&quot;</p><p><strong>Se faire une représentation du monde</strong> qui soit suffisamment efficace pour pouvoir interagir avec lui, passe par tout un processus d&#39;apprentissage (s). </p><p>Il faut que j&#39;apprenne à me servir de mes yeux et de mon cerveau, que j&#39;apprenne à construire une image, une réalité qui me permette d&#39;appréhender les choses.</p><p>Le processus étant d&#39;ailleurs d&#39;autant plus complexe que les choses ne veulent pas se faire attraper et que le contexte ne le facilite pas.</p><p><strong>Le plus difficile </strong>serait que, pour que cela soit efficace, il nous faudrait encore prendre le temps de lâcher prise quant à la volonté de faire très bien, et d’oublier comment nous faisons pour appréhender le monde.</p><p>Et oui, on ne peut pas marcher correctement en ayant en tête la check-list du comment bien marcher ou pire la volonté de &quot;bien marcher en coordonnant de telle manière ses hanches, ses épaules, ses jambes, ses pieds...&quot;</p><p>Garde la tête haute ! Ne rentre pas tes pieds en dedans !</p><p>Il nous faut alors accepter d’oublier tout ce savoir si chèrement acquis pour le transformer par intégration en connaissances (au sens étymologique de naissance, renaissance avec.)</p><p>Ces métaphores pour dire que je ne peux pas répondre à la question <strong>&quot;que croit-on voir quand on voit&quot;.</strong></p><p>Je ne peux pas, non plus, répondre à la question &quot;comment fait-on pour ressentir l’énergie ? ». C’est tellement une expérience unique et personnelle.</p><p><strong>Je peux tout au plus essayer de transmettre, comme me l’ont enseigné mes &quot;senseï&quot; et surtout comme je l’ai compris </strong>(au sens étymologique de pris avec moi). </p><p>Et encore que cette transmission ne puisse se faire que par injonctions, sous forme d’une recette à suivre, pour obtenir au bout du compte l’expérience sensorielle recherchée.</p><p>Pendant mes cours, mes élèves essaient de faire, sentir, visualiser, porter leur intention ou leur attention sur… ce que je leur demande ou suggère. </p><p>Il faudra, aussi : </p><p><strong>1/ Pas penser !</strong></p><p>Qu’ils arrêtent de vouloir réussir, ou de vouloir accorder leurs perceptions avec leurs connaissances antérieures ou leur logique. </p><p>La pensée, le vouloir agir avec sa volonté interfère toujours négativement avec le processus qui a besoin de spontanéité. </p><p>Quand je pense, je prends de la distance avec l’expérience et je crée un paradoxe du type &quot;soit spontané !&quot;. </p><p>Le cerveau ne sait pas gérer ça.</p><p>Je ne dis jamais, comme ce petit moine zen que l’on trouve dans les films occidentaux sur la spiritualité orientale, &quot;Pas penser. Tu penses trop.&quot;</p><p>J’essaie de transmettre des méthodes pour &quot;gérer sa pensée&quot;. </p><p>Gérer c’est pas contrôler ou maîtriser. La maîtrise c’est de l’ordre de ce que font les maîtres.</p><p>J’ai renoncé à être un maître.</p><p><strong>2/ qu’ils se fassent confiance.</strong> Au départ les perceptions sont subtiles, ténues, tellement discrètes qu’on n’ose pas y croire.</p><p>Et puis il faut commencer à repérer les perceptions, les nommer pour les faire exister et les retrouver plus vite…</p><p><strong>3/ accepter la régression des perceptions ou même de ne pas retrouver ce qu’on a senti </strong>une fois et qui était tellement bien, et qu’on aimerait retrouver…</p><p>«On ne se baigne jamais deux fois dans la même eau !» (Héraclite)</p><p>Au bout de l’exercice mes élèves font une <strong>expérience qui leur est propre.</strong> Je ne peux savoir ce qu’elle est et je ne peux pas contrôler que c’est ça. </p><p>Mais les arts énergétiques comme le chi kong, c’est d’abord une recherche de soi avec soi, même quand on partage avec plaisir ce bout de temps avec les autres.</p><p>L’expérience de chacun est unique et personnelle et ne peut jamais correspondre parfaitement avec ce qui est transmis.</p><p>Il faut à l’enseignant une certaine dose d’ego et d’inflation du moi pour oser essayer de transmettre.</p><p>Il lui faut abandonner une bonne part de cet ego pour accepter que l’autre soit autre et différent.</p><p><strong>En conclusion : « </strong><strong><em>si tu veux voir alors agis ! </em></strong><strong>» (Bouddha ?) </strong></p><p><strong>et que l’expérience te soit bonne, t’apporte bonheur, santé et longévité.</strong></p><p>Dune !</p>]]></description>
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