Dernière mise à jour le 29/08/2011

Kata Evaluation auto-evaluation

Afin que vous puissiez vous exercer à l'évaluation ou mieux à l'auto-évaluation des katas, vous trouverez ci-dessous les fichiers, à télécharger, de katas exécutés dans le club.

Les règles du jeu

Derrière chaque kata il y a un combat imaginaire que le pratiquant doit retrouver dans une recherche personnelle.

Combat veut dire, pour nous, utilisation de techniques de combat (voir évaluation des kihon dans lesquels ces techniques sont travaillées et évaluées) en situation d'opposition (voir évaluation des kihon ippon kumite).

Je ne mettrais ici que ce qui concerne plus spécifiquement l'évaluation du kata.

Les points à observer

Déplacements :

- Rotations sur les talons

- Le talon ne se décolle pas

- Longueur et largeur de la position

- Fluidité donnée par un travail avec l'ensemble du corps : les jambes ne travaillent pas isolément (coordination bras, hanches, jambes, têtes, regard, colonne vertébrale, respiration, mouvement spiralés des bras... OUi, je sais, on travaille beaucoup de choses !)

- Pas de montées et descentes dans le déplacement (pas d'ascenseur)

- Respect de l'ambusen (orientation du déplacement)

- Départ et arrivée au même point (homogénéité des longueurs des différents déplacements)

- Stabilité et équilibre.

- Les genoux doivent rester poussés vers l'extérieur dans les déplacements (Attention à la jambe arrière avec les kokutsu).

Techniques des bras

- Les mouvements spiralés des bras doivent être coordonés avec le transfert de poids, les mouvements des hanches et de la colonne vertébrale)

- Position des coudes (protection du niveau shudan dans un uchi uke par exemple)

- Angle du bras par rapport au corps

- Respect des niveaux d'attaques (jodan, shudan, gedan)

- Synchronisation avec les hanches

- Sychronisation avec les déplacements

- Le talon ne se soulève pas (signe que le poing est envoyé trop loin par exemple)

- Le regard dans la direction de la technique ou exeption, pour le respect de l'équilibre, dans la direction du déplacement (Heian godan...)

- Kime

- Synchronisation avec la respiration

- Respect des kiaï

- Stabilité et équilibre au moment du kime

- Alignements articulaires (poings et bras)

- Hikite

- Relachement des épaules (Elles restent basses)

- Les pieds ne sont pas contractés

- Relâchement poings, hanches... de toutes les tensions juste après le kime (stabilité). Crispation = pas d'ancrage.

- Travail du dos (de la colonne vertébrale)

Positions :

- Stabilité et équilibre

- Relâchement en dehors du kime

- Stabilité des largeurs et longueurs des positions.

- Pas trop long ni trop large pour ne pas vérouiller les hanches.

- Position du dos (travail de la colonne vertébrale) qui participe à la stabilité et à la puissance. Le dos se relaâche et se redresse à partir d'une position de stabilité. Trop cambré ou bassin trop rétroversé et il n'y a plus d'ancrage et de stabilité dans la position.

- Le pied avant en direction de l'attaque ou légèrement vers l'intérieur pour la stabilité (pas trop pour préserver les genoux d'une attaque par fumikomi)

- Le pied arrière tourné vers l'avant : 45° minimum pour préserver l'articulation du genou qui ne se plie, normalement (!), que dans un sens.

- Répartition du poids sur les 2 jambes en fonction des techniques

Attention : un kokutsu dachi n'est pas un fudo dachi, le poids reste vers l'arrière !

- Position de la tête : l'inclinaison sur le côté ou le menton trop fier trahissent l'instabilité de l'équilibre (perte de l'ancrage)

- Chaque position n'est adaptée qu'à une seule direction pour la stabilité : le regard est fixé dans l'axe d'équilibre.

- Position des hanches pour la stabilité

Respiration :

- Basse pour plus de stabilité

- Synchronisée avec le mouvement

- Silencieuse

- Inspiration par le nez

- Expiratition par la bouche

- Contractions du ventre et du périnée modulés avec l'action. Trop de contraction, en dehors du kime, nuit à la stabilité de l'équilibre.

- Attention à la respiration haute, signe de souffrance ou de stress et toujours de déséquilibre. Basse c'est avec le ventre.

- Le kiai est d'abord un mouvement repiratoire avec un travail de contraction du ventre et du périné, il est accessoirement un cri. Je passe ici sur la dimension interne qui ne peut pas s'évaluer aisément.

- la respiration est la musique que vous vivez en vous.

Je demande parfois de travailler le kata avec une respiration sonnore pour que vous puissiez retrouver la conscience de cette musique en vous.

C'est un éducatif.

Vous devez être seul à entendre cette musique mais on doit la ressentir et la vivre avec vous quand on vous regarde.

- Attention de ne pas arriver essoufflé à la fin du kata. Vous êtes le metteur en scène et le directeur artistique : la mauvaise gestion de vos ressources ne peut être imputée qu'à vous.

Et ZUT !

Dans tous combats, même imaginaires, tout le monde peut faire une rerreur, ne perdez pas votre concentration, le combat ne se finit qu'avec le salut.

Rythme :

- Chacque kata est découpé en séquences ou enchaînements de mouvement liés, temps courts et temps longs, techniques préparatoires et techniques décisives. Chercher ce rythme permet de donner la vie à votre kata. Faites vivre votre kata, la théatralité martiale en est une composante essentielle.

- Le moment des kiaï sont des temps forts. Vous pouvez les visualiser dans votre kata comme le moment ou la vague vient heurter le rocher. Il y a toujours, derrière, un moment de silence, puis de retour au calme

et à soi : le reflux.

Reprennez de l'énergie avant de repartir.

- Yame : revenez à la position initiale.

Prenez le temps qu'il faut derrière la dernière technique de votre kata avant de revenir en ioï kata.

Ne bâclez pas la fin de votre kata, prenez le temps de vous dire "yame !".

- Yasume ne veut pas dire "saluez" mais "retour au calme" ou "reposez vous".

- Le salut fait partie du rituel, il est le moment ou vous sortez de votre concentration pour vous touner vers les autres. Il est le moment ou vous communiquez avec les autres, vivez le comme le remerciement que vous donnez à ceux qui ont vécu ce kata avec vous. Créez le lien avec le regard avant de saluer.

Techniques de jambe :

- Pas de levée de talon, ni de pivot sur le pied d'appui dans les mae geri.

Le pivot sur le talon permet, en combat d'ajuster sa disance : pas en kata.

- Choississez le niveau de votre frappe. Ne laissez pas le mouvement choisir à votre place, cela se voit.

- Engagez votre hanche.

- Prennez le temps de ramener votre jambe, après une frappe. Armée comme si vous deviez refaire la même technique. La jambe ne doit pas tomber au sol : chaque technique doit être finie pour le maintien de votre équilibre.

Mouvements parasites

- Comme en combat, supprimez les temps d'appel. Le réarmement d'un bras qui n'a pas été bien préparé par le hikité de la technique précédente, l'avancée d'un genou pour pouvoir avancer quand la position n'était pas correcte, doivent êtres supprimés,

- Epurez votre kata des mouvements superflus qui voudraient faire plus beau ou plus martial : le karaté cherche le geste épuré à l'essentiel. Cette simplicité n'est pas le plus simple, elle est même toute une philosophie.


Je suis sûr que j'en oublie et je sais que j'en rajouterai. Bon travail et beaucoup de plaisir, c'est ce qu'on partage de meilleur.

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