Dernière mise à jour le 11/07/2011

 

 

L'immobilité apparente

"Peut-on acquerir des capacités de force

et de vitesse par l'exercice immobile ?" 

Embrasser l'arbre, "Zhan zhuang gong", entraînement immobile.

ritsu zen, méditation immobile, ...

le travail postural du Taï Chi Chuan

L'immobilité apparente

"Peut-on acquerir des capacités de force

et de vitesse par l'exercice immobile ?" 

Embrasser l'arbre, "zhuang zhuan", entraînement immobile.

ritsu zen, méditation immobile, ...

le travail postural du Taï Chi Chuan

Embrasser l'arbre

Travail Postural du Taï Chi Chuan

Cherchez pas l'arbre, il n'y en a pas. C'est juste une posture qui pourrait évoquer que vos bras enlacent lascivement (sourire intérieur) le tronc d'un arbre.

Zhang Zhuan se pratique debout et enraciné comme un arbre. Les heures de pratiques sont tout à la fois un exercice de méditation (Ritsu Zen : méditation debout du Zen), un exercice d'enracinement, un qi gong qui améliore la santé et tonifie l'énergie, un processus d'apprentissage du relâchement par le corps, et enfin, une méthode de développement de la force "vive, efficace, magique" (Qing Ling Jing), 4ème étape du développement de la force en Taï Chi Chuan... après disparition de toutes "forces troubles" (forces musculaires) et de nombreuses années de pratique.

Les choses semblent si simples quand on regarde Maître Ma Yueh Liang dans des exercices de tui shou.

Taï Chi
  Aix Arts Martiaux Yiseishindo

Pour comprendre

Zhan Zhuang

Le travail immobile du Taï Chi Chuan

(Tel que je le découvre encore)


I La force dépend de notre enracinement

Zhan Zhuang permet de travailler cet enracinement.

Quand on commence à travailler les postures, au bout de quelques minutes, on ressent des gènes, souvent même des douleurs dans de nombreuses parties de notre corps. Pour rendre la posture plus confortable, il faut constamment adapter chaque muscle. Relâcher les épaules, les jambes, les hanches, les muscles du dos. Le prof passe. "Relâcher c'est pas mou ! Ferme mais relâché. Relâché c'est pas de tension." Il faut peu de temps pour comprendre et je crois (pour moi) beaucoup de temps pour y arriver...

Premier secret de l'enracinement en Taï Chi,

le relâchement.

Le professeur arrive alors face à vous, pose un doigt au centre de votre poitrine et d'une légère poussée vous montre que votre équilibre est encore fragile. Le relâchement est une condition nécessaire mais pas suffisante, il faut aussi le bon alignement articulaire. "Rétroverse le bassin, pas trop, relâche les lombaires, pousse ming men (entre 2ème et 3ème lombaires) vers l'arrière, redresse les dorsales, rentre le menton dans le cou et étire les cervicales vers le haut..." Tu as alors l'impression d'être bien droit. Mais non, ton corps est encore incliné vers l'avant... Il me désigne alors aux autres : "Il croit être droit. Est-ce qu'il est droit ?" Les autres ne répondent rien. Solidarité, ils vont y passer aussi ! Le maître me corrige "Il est plus beau comme ça. Il est mieux ?" il me pousse avec le doigt (critère définitif de l'esthétique en zhang zhuan).

D'ajustement en ajustement et avec le temps, le corps apprend à se repérer davantage dans l'espace, à renvoyer les indices d'une contraction oubliée (Aïeu !), à ressentir les signes d'un bon enracinement.

Le prof passe, pousse avec un doigt, l'équilibre résiste et "ouais !" Le prof est repoussé vers l'arrière : "Pas mauvais". (C'est presque un compliment du maître). Mais il regarde à nouveau, pousse encore... (Et merde !) l'équilibre n'y est plus. "Perdu ! Le dos c'est plus bon." Tout est examiné ainsi, il faut aussi rectifier le regard, la posture de la tête, les pieds...

Deuxième secret de l'enracinement en Taï Chi, les alignements articulaires (Le terme est réducteur car il ne peut contenir les yeux ou l'attention (Quoi que...). Mais je l'appelle pour l'instant comme ça faute de mieux).

Quand on commence à avoir mal. Et oui, rien faire, rester immobile (en apparence) fatigue : "Tu as mal ? Pas encore assez d'entrainement. C'est bien ! Il faut apprendre à relâcher." Traduction : si tu as mal c'est de ta faute, c'est pas l'exercice. Zhang zhuan fait du bien et c'est bien connu, c'est rien que du plaisir (après...)

Quand on a mal, la respiration se désorganise aussi. "Respire dans le ventre. L'énergie doit descendre au dantien. Il faut sortir les lombaires pour être lourd. Song chen jing : force relâché pesant, c'est la deuxième étape. C'est déjà mieux que jiang ying jing (je ne suis pas sûr de ma transcription du chinois), la force raide musculaire, ça tout le monde peut le faire. Pas besoin de s'entraîner et de venir !"

Troisième secret de l'enracinement en Taï Chi, la respiration ventrale et l'ouverture de ming men. La respiration ventrale facilite la circulation de l'énergie et permet de descendre le centre de gravité.

Le maître repasse, pousse du doigt l'épaule. "Trop de force là, déséquilibre. Il faut êtrs comme une sphère. Le ballon est plein partout, s'il y a une hernie, il y a aussi un ulcère (le maître est aussi médecin) et déséquilibre. Aussi là (poussée sur le bras) et là (poussée sur la hanche) et là (poussée sur la tempe)...

Il faut enlever la force grossière qui vient de la tension.

Vouloir faire c'est une crispation. Juste l'intention."

Quatrième secret, l'intention d'être lourd et enraciné (Je le traduit comme ça pour l'instant).

(A suivre)

Vous reconnaîtrez ici une partie des postures

que nous utilisons dans l'académie Yiseishindo.

Ici, vidéos empruntées au Taikiken, Yiquan, Dachengquan avec lesquels nous partageons ces exercices.

 

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