Dernière mise à jour le 11/07/2011
"Quand on voit un vieillard vaincre de nombreux attaquants peut on dire que c’est grâce à sa rapidité ?"
Taï Chi Chuan lun de Wang Zongyue (XVIème siècle).
"Quand on voit un vieillard vaincre de nombreux attaquants peut on dire que c’est grâce à sa rapidité ?"
Taï Chi Chuan lun de Wang Zongyue (XVIème siècle).
Les Tui Shou
Ils ont pour but fondamental
d'apprendre à détecter, suivre et transformer
la force de l'opposant.
Affiner la sensibilité du contact, apprendre à s'oublier pour suivre l'opposant dans la non-opposition, comprendre les forces subtiles exprimées dans le Tai Chi, s'ancrer dans le sol, jouer avec le vide et le plein et intégrer les principes du yin et du yang, être stable comme les plateaux d’une balance et bouger comme une roue, aprendre à bouger en intégrant tout son corps unifié dans le mouvement, utiliser la force des mouvements spiralés et en 8, apprendre à conduire l'énergie...
Beaucoup de ces principes prendraient des allures de préceptes ésotériques pour apprentis magiciens s'ils ne pouvaient se découvrir, s'éprouver et devenir concrets dans les tui shou.
Pour comprendre
les Tui Shou
Taï Chi Chuan lun
Texte fondamental sur le Taï Chi Chuan
de Wang Zongyue (XVIème siècle).
(L'énergie de) Taiji vient de Wuji (dont le sens général est le vide absolu qui, dans la pratique, signifie le relâchement total). (Cette énergie), comme une mère, donne naissance au Yin et au Yang, séparés dans le mouvement et unis dans le repos.
Attaquez l’adversaire dès le repli de son mouvement, mais ne portez pas votre énergie interne ni trop loin ni pas assez ; exagérer aisément le mouvement de l’autre, c’est « aller », inhiber ses mouvements, c’est « adhérer » ; à la rapidité répondre par la rapidité, à la lenteur répondre par la lenteur.
Les techniques sont variées mais le principe est unique.
La pratique du Taiji Quan consiste en l’habilité dans chaque mouvement (1er niveau).
Dans la compréhension de la force interne de l’énergie du Taiji Quan (2ème niveau) et pour atteindre (avec beaucoup de temps) la force "magique" du Taiji (3ème niveau).
Mais il est difficile voir impossible de connaître ce processus sans efforts prolongés et soutenus.
Mentalement portez droit votre énergie vers le haut, descendez dans le ventre votre respiration. Cette énergie va former l’énergie du Taiji qui permettra d’accéder à un équilibre sans besoin de soutien. Cette énergie est tantôt dissimulé, tantôt manifesté.
Elle vide votre gauche quand l’attaque vient de gauche ; esquive votre droite quand l’attaque vient de droite. Elle vous donne l’avantage (sur l’adversaire) vous portez en haut, plus haut que lui, en bas, plus bas que lui, ce qui rend sans but ses avancés, et vous rend plus rapide dans ces reculs. La qualité de l’énergie du Taiji quan permet de faire disparaître une force même faible, légère comme une plume ou du poids d’une mouche. L’adversaire ne comprend pas, mais moi si. Ce chemin forme un héros sans rival.
Les autres arts de combat sont nombreux, mais ils ont tous pour principe, malgré leurs différentes méthodes, que le fort l’emporte sur le faible, le rapide sur le lent.
La force prime sur la faiblesse, la rapidité sur la lenteur mais ce ne sont là que des capacités innées : ce n'est pas nécessaire de faire un long apprentissage pour obtenir cela.
« Quatre onces font bouger mille livres ». Cela montre qu’on peut remporter la victoire sans force musculaire. Quand on voit un vieillard vaincre de nombreux attaquants peut on dire que
c’est grâce à sa rapidité ?
Être stable comme les plateaux d’une balance et bouger comme une roue. Si vous épousez la force de l'adversaire pour agir, vos mouvements seront aisés, mais si vous agissez en opposition, force contre force, cette « double lourdeur » vous rendra « empoté ».
Souvent je vois des pratiquants assidus de taiji quan qui malgré de nombreuses années de pratique ne peuvent toujours pas transformer la force d’attaque de leur adversaire à leur avantage. Ils sont contrôlés parce qu’ils sont bloqués dans l’erreur de « la double-lourdeur » : ils opposent force contre force.
Pour éviter cette erreur, il faut intégrer la nature du yin et du yang.
Adhérer c'est épouser, prendre et utiliser la force qui vous est donnée, pour la restituer la où elle fait défaut chez l'autre.
Le Yin est inséparable du Yang. Le Yang est inséparable du Yin.
Quand on peut sentir que le yin et le yang se complètent mutuellement dans le mouvement, alors on peut dire qu’on a compris ce qu’est l’énergie du Taiji.
Après l’avoir compris, plus on s’exerce, plus on acquiert d’habilité. On peut alors évaluer, comprendre et tirer connaissance de sa propre pratique.
Le corps peut suivre l'intention du cœur.
L’idée fondamentale pour apprendre le Taiji Quan est qu’il faut d’abord s’oublier et suivre l'adversaire. Beaucoup ont mal interprété ce principe, croyant qu'il fallait oublier le chemin court pour suivre le chemin long. Mais c’est encore ignorer que le « moindre faux pas équivaut à un écart de mille li » que les disciples y réfléchissent.
Fin du traité
Tui shou avec Ma Yueh Liang
à Wellington New Zealand 1990
Tui shou avec Ma Yueh Liang (1901 - 1998)
Tous les principes y sont :
- non opposition,
- pas de force musculaire,
- remplacer la vollonté par l'intention,
- s'oublier pour suivre l'adversaire,
- un mouvement minimal mais fait avec tout le corps,
- relâchement total (cela veut pas dire mou),
- Être stable comme les plateaux d’une balance et bouger comme une roue.
...
Les personnes qi sont autour de Ma Yueh Liang aident les opposants à ne pas tomber.
Malgré les précautions, de tout petits gestes ont de grands effets...
Notre Programme pour la saison
Entrainement Tui shou style Chen
Ici avec Zhang Dongwu
qui viendra à Aix (Meyrargues)
pour un stage en novembre 2011
Notre Programme pour la saison
Entrainement Tui shou style Chen
Ici avec Zhang Dongwu
qui viendra à Aix (Meyrargues)
pour un stage en novembre 2011
